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La gouaille de Sanseverino à la gloire des gueux et des gueuses

Avec son CD The BeBer Project, le chanteur et guitariste rend hommage à François Béranger, phare de la chanson contestataire des années 1970. Entretien.

On se souvient de son soutien aux résidents de l’ancien foyer Bara à Montreuil-sous-Bois. Il avait lui-même envoyé un texto à de nombreuses personnes pour les informer de la situation désastreuse et du concert de solidarité qu’il allait donner avec Johnny Montreuil. Sanseverino, c’est un mec simple, qui écoute son cœur et se fout des sirènes du show-biz. Aujourd’hui, il présente son 12e album, The BeBer Project, vol. 1, première pierre de son édifice discographique en hommage à François Béranger (1937-2003).

Partie prenante, en outre, de l’aventure Leprest symphonique (avec Clarika, Cyril Mokaiesh et Romain Didier), Sansev, comme on le surnomme affectueusement, partira bientôt sur les routes pour présenter son disque, dans lequel il chante en solo en s’accompagnant à la guitare. Cette formule dépouillée sert à merveille la princesse de la rue qu’est la chanson de Béranger. De sa voix rugueuse, le titi parisien met en lumière le blues et le folk qui irriguent le répertoire. Sans nul artifice, avec le seul feu de la conviction et du talent, sa gouaille fraternelle swingue à la gloire des gueux et des gueuses.

Pourquoi célébrer l’héritage de François Béranger, en 2019 ?

« Je suis touché par ces auteurs interprètes qui, à l’instar de François Béranger ou d’Allain Leprest, cultivent la fibre populaire sans complaisance mais avec beaucoup de finesse et une infinie sensibilité. Je reprends du Béranger depuis longtemps : « le tango de l’ennui « dans mon premier disque puis dans mon 4ème « Le Vieux « avec Jeanne Cherhal. « Le Beber Project » a débuté en 2017 quand Mireille Hannon m’a demandé de revisiter des œuvres de François Béranger pour un festival à Clamecy, village que cite Béranger dans sa chanson « Pour ma grand mère « écrite à la suite de la mort de son ailleule, originaire de cette commune. Je reviens à Béranger comme à une source. J’apprécie sa liberté d’écriture qu’il respecte ou qu’il déserte selon les chansons, des structures comme le refrain, le couplet, la rime. J’ai décidé de produire moi-même cet album parce que le répertoire de François Béranger est d’une actualité forte. Il parle des plus démunis avec une langue à la fois crue et remplie d’amour. »

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